TDIE, une association pluraliste,
Première spécificité, TDIE est une association pluraliste représentant l’ensemble des acteurs des différents modes de transports (professionnels, gestionnaires d’infrastructures, transporteurs et chargeurs, élus nationaux et territoriaux, experts et universitaires). Son objectif est de promouvoir auprès des pouvoirs publics et du Parlement ses réflexions et propositions au service d’une politique globale et ambitieuse des transports et des déplacements.
Créée en juin 2001, TDIE est co-présidée par Philippe DURON, co-président délégué, député du Calvados, maire de Caen, Président de la communauté d'agglomération de Caen la Mer et par Louis NEGRE, co-président, sénateur des Alpes-maritimes, membre de la Commission des affaires économiques du Sénat, maire de Cagnes-sur-mer, 1er Vice Président de la communauté d'agglomération de Nice-Côte d'Azur en charge des transports et également 1er Vice-président du Gart.
Le secrétaire général est Patrick BERNASCONI, Président de la FNTP, et le trésorier Philippe GRESSET.
Depuis janvier 2006, le Délégué Général est Olivier DELEU.
Notre action s'inscrit dans un contexte général des transports bien spécifique.
A l’aube du XXIe siècle, la politique des transports est plus que jamais au cœur des débats de société, même si les responsables politiques s’en préoccupent curieusement très peu.
1 - Les exigences contradictoires de notre société
Élément capital dans le fonctionnement des économies modernes, le transport doit actuellement faire face à une contradiction permanente entre une société toujours plus demandeuse de mobilité mais qui en même temps supporte de plus en plus difficilement la congestion et ses effets secondaires que sont les nuisances environnementales, les retards et l’insécurité.
2 - Une politique financière à rénover pour le long terme
Toutes les études prospectives montrent que la demande en transport augmentera nettement au cours des prochaines décennies. Or, la France n’a pas, jusqu'à présent, engagé une politique financière à long terme en faveur de ses infrastructures, et cela contrairement à ses voisins et partenaires européens. Dans un contexte de déplacement vers l’est du centre de gravité de l’Union européenne, le risque d’une certaine marginalisation de notre territoire est très réel.
Au contraire, les crédits publics ont tendance à stagner ou à diminuer alors même que le coût des infrastructures s’alourdit, notamment en raison du respect de contraintes environnementales croissantes.
Quant à l’AFITF, établissement public administratif qui a vocation a financer les infrastructures de transport nouvelles dont l’Etat et ses partenaires décident de la réalisation, elle n’a pas, au-delà du court terme, les moyens des ambitions qui lui sont prêtées. Les chiffres connus sont, à cet égard, éloquents.
3 - Une conséquence inéluctable : la saturation de nos réseaux de transport
Compte tenu des insuffisances actuelles de la politique des transports tant en termes de coordination, d’efficacité que de financement, le système est, dans certains secteurs, « au bord de l’asphyxie ». Des phénomènes de saturation et de congestion apparaissent localement dans l’ensemble des modes de transport.
C’est donc à une véritable prise en compte des enjeux stratégiques qu’appelle TDIE