
Le transport routier de marchandises....
L’AUTF et TDIE ont organisé le 11 mai 2011 le premier volet des "Rencontres du Transport Durable" en partenariat avec le CNAM sur le thème
"Le transport routier de marchandises".
Cette première édition, ouverte à tous était consacrée au transport routier de marchandises.
Le transport routier de marchandises doit son développement à sa capacité d’accompagner les différentes étapes qui depuis l’après guerre ont structurellement modelé notre économie actuelle : redistribution à l’échelle mondiale des cartes industrielles, passage d’une économie de stocks à une économie de flux à l’origine d’un morcellement des envois, émergence de consommateurs lancés dans une frénétique et perpétuelle quête de renouvellement des produits et qui sont de plus en plus nombreux à passer au e-commerce qui enregistre des taux de croissance à 2 chiffres.
Un développement du transport routier qui n’aurait bien sûr pas pu se réaliser sans un réseau routier dimensionné et de qualité, et sans que les entreprises de transport aient cultivé le souci du service rendu aux clients qui les a conduit à savoir exploiter par de l’innovation d’importants gisements de productivité.
Si, en raison de l’arrivée à maturité de notre société de consommation, on doit s’attendre dans les prochaines décennies à un tassement de la hausse de la demande de transport, il n’en demeure pas moins que le transport routier restera le mode majeur du transport des marchandises; dans un scénario optimiste le croisement des études prospectives sur l’évolution de la demande de transport routier de marchandises et des objectifs de répartition modale fixés par la loi Grenelle 1 conduirait à une stabilité du volume de transport routier entre 2006 et 2022. Autant dire que le transport routier restera par conséquent indispensable au développement de notre industrie et de notre commerce dont il est un facteur important de leur compétitivité.
C’est ainsi, toute autre affirmation relèverait de vœu pieux. C’est donc sur le transport routier de marchandises lui-même qu’il convient d’agir en priorité.
Autrement, bien avant que la notion de développement durable ne soit au cœur des programmes politiques, le secteur du transport routier s’est engagé en faveur de la sécurité (réduction de l’accidentologie), de la préservation de l’environnement (réduction des consommations de carburant et des émissions polluantes) et de la promotion sociale (formations professionnelles qualifiantes et diplômantes).
Les efforts doivent être d’autant plus poursuivis que sa première place lui confère l’importante responsabilité de réduire d’autant plus les nuisances qu’il génère. De nombreux observateurs avertis défendent l’évidence algébrique que c’est au cœur même du transport routier, le cas échéant en complément des actions menées par et avec les industriels, négociants et distributeurs, que se situent les plus importants gisements de réduction des émissions de CO2 émises par le transport terrestre de marchandises.
Ce premier volet des rencontres du transport durable a pour ambition de rétablir la vérité sur un certain nombre d’idées reçues dont le transport routier est injustement affublé et d’illustrer par des témoignages d’experts et de professionnels que c’est en grande partie avec le transport routier et non exclusivement contre lui que le défi environnemental dans le transport terrestre de marchandises sera relevé.

































