
Les opérateurs ferroviaires de proximité
04/02/2009
Petit-déjeuner débat organisé en partenariat avec la revue Infrastructures et Mobilité, ACFCI et la participation de RFF et de la CCI du Havre.
Philippe Duron, co-président délégué de TDIE :
Le ferroviaire est toujours un sujet d'actualité, en particulier bien sûr en ce qui concerne les passagers. La difficulté existe aussi en ce qui concerne le fret. La SNCF a pu donner l'impression de délaisser cette branche de son activité. Même si, depuis quelques années, elle a fait de gros efforts pour tenter de se moderniser dans ce domaine, elle joue moins le rôle d'acteur de l'aménagement du territoire que par le passé. Elle est aujourd'hui une entreprise qui se doit d'équilibrer ses comptes.
En France, comme ailleurs, les grands opérateurs se concentrent sur les secteurs de massification, les corridors les plus importants, et abandonnent les petites lignes, notamment celles qui desservent les entreprises. Dès lors, on a vu, dans divers pays, de nouveaux opérateurs intervenir sur ces lignes, pour y faire un travail nouveau, qui permet de redonner de la pertinence au fret ferroviaire. Leur activité, menée conjointement avec les grands opérateurs, est aujourd'hui utile à l'économie.
Peut-on tout d’abord se mettre d’accord sur la définition, pour laquelle chacun a ses propres termes ? Qu’est ce qu’un Opérateur Ferroviaire de Proximité, quel est son marché, quelles sont ses missions, comment s’insère-t-il dans la chaîne du transport ferroviaire de marchandises, entre les trains massifiés et le wagon isolé ? Les OFP peuvent-ils (doivent-ils) être indépendants de la SNCF ou d’une autre entreprise ferroviaire ? Des alliances sont-elles nécessaires ou envisageables ?
Des points intéressants d'ordre réglementaire sont apparus :
- La question de la définition, voire de la création d’un d'un référentiel humain relatif aux qualifications du personnel, avec les limites de celui de la SNCF, qui est national, ou d'en créer un nouveau.
- Le débat technique et juridique entre l'option de fermer des voies, puis de les ouvrir à nouveau, une fois soustraites aux réglementations nationales, et l'option de créer une diversité de statuts au sein du patrimoine ferroviaire national.
Ces questions devront être débattues en accord avec le Secrétariat d'État aux transports et avec les juristes de l’État, de la SNCF et de RFF.
Une dernière remarque peut être formulée sur la question de l'usage du terme low cost. Il ne faut sans doute pas l'employer, mais des modèles de réussite économique, tels que celui d'une entreprise comme Ryanair, ne devraient pas non plus être négligés.

































