
Le Paris-Normandie n'est plus une LGV
Par Olivier Cognasse - Publié le 15 mars 2012, à 10h 22

Le député-maire (PS) de Caen (Calvados) Philippe Duron est membre de l'équipe de François Hollande. Il livre sa vision du transport en cas de victoire de la gauche. Et il s'interroge sur la grande vitesse en France.
"Dans les faits, le Paris-Normandie n'est plus une ligne à grande vitesse, mais une ligne nouvelle sur une partie de son tracé. Il faut changer le matériel, construire certains tronçons, une gare à Rouen, une autre à la Défense, car Saint-Lazare n'a pas la capacité de recevoir des trains plus longs. Ce projet peut se faire en plusieurs phases, mais il faut un accord global".
Pour Philippe Duron, député-maire (PS) de Caen et membre de l'équipe de campagne du candidat François Hollande, il est impossible de réaliser tous les projets de ligne à grande vitesse recensés par le Schéma national des infrastructures de transport (SNIT). "Il faudra privilégier certaines lignes selon des critères sociaux, environnementaux, économiques et d'aménagement du territoire".
"Sujet secondaire"
Ce spécialiste des transports co-préside l'association Transport-Développement-Intermodalité-Environnement (TDIE) avec le député (UMP) Louis Nègre. Il regrette que "le transport soit un sujet secondaire dans la campagne électorale". "Il manque un chaînon entre le TER et le TGV. Un train qui roule à 250 km/h. Pour des distances inférieures à 300 ou 350 kilomètres, rouler à cette vitesse est suffisant", assure-t-il. Mais il ne saurait être question de poursuivre la rénovation des trains de voyageurs Corail et Téoz. "En tant que président de la région Basse-Normandie, j'ai déjà donné. Nous avons investi 21 millions d'euros. Six ans plus tard, ces trains ne répondent plus aux besoins."
Plutôt sceptique sur l'ouverture à la concurrence, qui dans d'autres pays n'a pas donné les résultats escomptés, Philippe Duron prône le retour de l'Etat dans un rôle d'arbitre : "Il doit être capable de prendre les grandes décisions avec une structure qui chapeauterait la SNCF et RFF". Quant à un futur poste de ministre des transports, l'intéressé affirme n'avoir "jamais eu de plan de carrière et avoir un emploi du temps suffisamment chargé dans sa ville de Caen, qui n'avait pas changé de majorité depuis 90 ans".
Infrastructures et Mobilité de mars 2012

Principaux points du sommaire
Interview : Thierry Guimbaud, directeur des Services de transport, DGITM
Dossier : les défis de la logistique verte
Logistique verte : un potentiel d'innovation considérable
Les vertus de la veille logistique durable
Vers l'émergence de chaînes logistiques plus durables
Le transport face aux défis écologiques
Navire du futur et conteneur 45 pouces
Défis fluviaux en logistique urbaine
Dans les coulisses des entrepôts verts
Débat
Le SNIT en débat : Yves Crozet, professeur à l'université Lyon II
Tribune
Christian Lallier présente son film : La ville sur les rails
Informations et prospective
Exploitation
Tramways : 105,3 KM en 2014
Le voyageur au centre du contrat STIF-RATP
Modulation tarifaire : autorisation en trompe-l'œil
Tutelle
Les candidats et le transport
DSP : la RATP à la rescousse de la concurrence ?
Le Havre-Rouen-Paris : gouvernance centralisée, jusqu'où ?
Multimodalité
Les propositions des chargeurs
Report modal
Combiné rail-route : échec de Novatrans, T3M en embuscade
Le point sur... : Le Parlement s'empare de la mobilité
Infrastructures et Mobilité - EMH
81 rue de Paris -92100 Boulogne-Billancourt
Tél. : 33 (0) 1 46 05 08 60
Analyse du SNIT par Louis NEGRE
11/06/2011
Hiérarchiser les projets en fonction de leur bilan économique, social et environnemental pour le pays...
Article sur Lgv-limogespoitiers.info
Le Paris-Normandie n'est plus une LGV
Philippe DURON, député-maire de Caen et co-président délégué de TDIE nous parle de la ligne PARIS-NORMANDIE.
" Dans les faits, le Paris-Normandie n'est plus une ligne à grande vitesse, mais une ligne nouvelle sur une partie de son tracé. Il faut changer le matériel, construire certains tronçons, une gare à Rouen, une autre à la Défense, car Saint-Lazare n'a pas la capacité de recevoir des trains plus longs. Ce projet peut se faire en plusieurs phases, mais il faut un accord global".
Interview de Olivier GOGNASSE de l'Usine Nouvelle
Projets TGV d'ici à 2010
07/06/2011
Extrait du Parisien du mardi 7 juin 2011 - Article de Sébastien LERNOULD
Le schéma national des infrastructures de transport prévoit de réaliser 2 000 km de ligne TGV d'ici à 2010.
un rapport d'experts, transmis au Parlement, pointe du doigt les problèmes de financement.

































